Où l’on apprend comment j’ai atterri ici…

En Décembre 2014, légèrement pompette, je me suis solennellement promis que 2015 serait l’année du Courage pour moi. Après avoir fièrement tenu ma promesse, je m’offre un petit extra pour Noël. Cet article est en réalité mon troisième premier article. Ne cherchez pas les deux autres si l’envie vous en prend, vous ne les trouverez pas… Celui-ci, c’est le bon!

Depuis le départ, j’ai du mal à savoir ce que je veux faire de ce blog. Et quand je suis indécise, comme beaucoup, je procrastine. Et puis parfois, prise d’inspiration, j’écris. Mais lorsque j’y reviens, c’est le drame. L’inspiration s’est envolée. Mes mots perdent leur sens pour moi. Ils ont toujours du sens, mais leur présence n’en a plus. Presque comme si quelqu’un d’autre avait écrit pour moi, et n’avait pas compris l’essence de ce que je voulais en faire. Déroutant mais pas inconnu comme sentiment…

C’est de ce genre de choses dont j’aimerais vous parler ici. De ma passion sans bornes pour l’esprit humain et de comment je l’applique au quotidien, comment je m’aide et comment j’aide comme je peux mes patients et mes proches à trouver leur propre voie. J’aimerais vous communiquer mon amour, mon admiration, ma fascination pour cet extraordinaire ordinaire, ce que nos amis anglo-saxons peuvent appeler parfois « some ordinary magic » (un peu de magie ordinaire)…

Pourquoi le choix de cet oxymore? Comment l’ordinaire peut être extraordinaire? Parce que nous n’avons pas la moindre idée de tout ce qui se passe en nous. Aussi bien que l’on puisse se connaître, s’il y a une chose que j’ai apprise ces dernières années, c’est à quel point nous sommes des étrangers pour nous-mêmes, on ne connaît généralement que la partie visible de notre propre iceberg. Oui, cela inclue les gens qui se remettent en question, ceux qui se passionnent pour l’esprit humain, ceux persuadés de se connaître par coeur…  Mais si on sait où regarder, et comment, il devient presque impossible de ne pas être pris de fascination pour la complexité, le travail d’orfèvre qu’est l’humain.

 

Répétez après moi : je ne me connais pas. Pourquoi c’est important? D’abord, parce que comme Stephou (Hawkings, j’adore donner des surnoms ridicules aux gens que j’admire le plus) le disait très bien « Le pire ennemi de l’intelligence n’est pas l’ignorance, c’est l’illusion de savoir ». Ensuite, parce que l’ignorance est le fuel essentiel de la curiosité (qui apprend avec plaisir en se disant « je sais tout concernant ce sujet, je n’ai plus rien à apprendre »?), et que la curiosité est l’essence d’une vie qui nous ressemble, passionnante et taillée sur mesure, qui résonne avec notre âme, nous fait vibrer.

Evidemment, ça fait de moi également une ignorante. Donc une exploratrice de cet ordinaire. Et c’est là que c’est devenu fun. Pas de doute, rien ne me fait vibrer comme apprendre un nouveau concept intéressant concernant notre façon de fonctionner. Je suis psychologue, mais la psychologie n’a été que le socle de mon apprentissage. Ma pratique s’inspire de tout ce qui nourrit ma curiosité et cela inclue les neurosciences, la biologie, les sciences en général, la sociologie, la philosophie, les théories développées sur le leadership, la parentalité… Et ce n’est pas tout! Je suis profondément inspirée par l’art en général, la musique, le cinéma et la littérature en particulier, les témoignages, les biographies, les séries, les inconnus rencontrés… Tout est prétexte à décortiquer l’humain, comme une seconde peau, une seconde nature, une partie intégrante de moi. Parfois, l’interrupteur se déclenche, et je suis Laetitia l’exploratrice, je décode et repère les patterns, dans un tout autre monde, fascinée par ce que je vois comme le serait un extra-terrestre qui débarque sur la Terre et tente de comprendre ce qu’il voit.

À force de curiosité acharnée, presque forcenée, je suis devenue par hasard « poster child » du développement personnel. Au passage, je vous préviens, si vous comptez passer fréquemment dans les parages, vous rencontrerez pas mal d’anglicismes. Un « poster child » (littéralement enfant d’affiche) est un représentant en chair et en os, la personnification, d’une idée, d’un concept. Ce que je veux dire ici, c’est que quoique vous ayez voulu changer chez vous ou chez les autres, si doutiez de la faisabilité du projet, rassurez-vous, je suis probablement passée par quelque chose de similaire, et c’est certainement possible. Nous avons la sale manie de considérer comme inchangeables des caractéristiques en réalité très flexibles quand on change de stratégie.

Récemment, j’ai fait la liste en discutant avec une amie de tout ce que j’avais appris à changer dans ma vie, et wow. Mon perfectionnisme en a pris un coup. C’est moi qui ai fait tout ça, vraiment? Hypersensible, j’ai appris gérer mes émotions, en faire une force. Passive-agressive, j’ai appris à communiquer de manière épanouissante pour tout le monde (moi la première). Suite à un accident grave, j’ai dû réapprendre adolescente à marcher (et gérer un traumatisme au passage). Ado le nez plongé dans ses bouquins en tête de classe, nulle en sport et en arts plastiques (cher cliché, bonjour!), j’ai appris à devenir sportive la trentaine entamée (sérieusement, je deviens une des ses personnes tout à fait énervantes qui tiennent à une activité physique quasi quotidienne, même si c’est en douceur). D’une famille d’amoureux de la bonne bouffe, une de ces familles où on apprend dès petits « Nous, on n’est pas faits pour être minces », j’ai perdu environ 30kg (ou 4 tailles de pantalons selon votre référentiel). Sans régime. « Créative contrariée » (mais si, ces enfants et ados créatifs qui abandonnent à l’adolescence ou l’âge adulte, vous en avez plein autour de vous, peut-être même que cela vous concerne), à présent, ma créativité reprend peu à peu la place qu’elle mérite dans mon quotidien. Ma carrière n’est pas en reste non plus, avec différents projets entamés, cet article en faisant partie. Et surtout, ancienne pessimiste, limite cynique, anxieuse, après 2 épisodes dépressifs majeurs(ouuuuh elle sort les mots qui font peur),  j’apprends aujourd’hui à être heureuse, détendue et optimiste, le lâcher-prise et la spontanéité redeviennent peu à peu des compagnons du quotidien. Du développement intellectuel, émotionnel, créatif, social, professionnel, physique, je crois qu’on a tout là, non?

Attention! Je ne dis pas que c’est facile. Ca ne l’était et ne l’est toujours pas. Absofuckinglutely not! (les gros mots colorent le langage, attendez vous aussi à en croiser par ici) C’est intense, terrifiant, déprimant, décourageant, frustrant, anxiogène, déchirant, inconfortable au possible et j’en passe… Parfois je pense que je n’y arriverai jamais, que ça n’a pas de sens au final, que je perds mon temps, que je m’illusionne, que je suis arrogante de penser que je peux modeler selon mes aspirations ce que la Nature m’a offert, je me rappelle que « chassez le naturel, il revient au galop », je trouve que c’est dur, je ne m’en sens pas la force, la patience, la persévérance, le talent… Un constant roller-coaster émotionnel! (avec mal des transports inclus, évidemment)

On pourrait limite se demander pourquoi je fais tout ça du coup? Une amie psy m’a un jour avoué penser que j’étais un brin masochiste. On ne pourrait pas être plus éloignés de la vérité à mon sens. Comme la plupart d’entre nous, je n’aime ni la souffrance, ni l’inconfort, ni le doute, je ne suis en aucun cas dénuée de peurs. Le secret est triste de simplicité : je fais tout ça parce que c’est ce que mon âme, mes tripes me réclament, à corps et à cris. Ils ne réclament pas de souffrir ou de me tourmenter, évidemment, ils réclament tout ce que dépasser ces peurs et ces souffrances me permettent de vivre, d’expérimenter.

Parce que c’est là que la magie a lieu. Lorsqu’on a pris la décision de dépasser une peur, et qu’on se lance. Ceux qui le connaissent bien savent à quel point le sentiment d’avoir dépassé sa peur est transcendant, vivifiant, bouleversant. L’expérimenter fréquemment change en profondeur un être. L’expérimenter au quotidien donne le sentiment d’avoir une vie palpitante, qui compte, a du sens. C’est de cette expérience incroyable dont j’ai envie de vous parler.

Vous ne trouverez pas ici les conseils d’une experte, mais les essais d’une amoureuse de l’humain.
Qui par incidence a l’immense chance de travailler au coeur de plusieurs de ses passions (la transmission, le partage, la lecture et l’écriture en font partie) et se trouve à un carrefour où elle ressent le besoin de partager ses tourments, découvertes, réflexions et questionnements.
Donc je vais me tromper parfois, changer d’avis, reprendre certaines choses de zéro. Et c’est tant mieux! On en discutera vous verrez, ce sera sympa! Ce blog a pour but d’être interactif, d’apprendre ensemble, grâce à l’incroyable richesse de la diversité des esprits humains. Questionnez, challengez, restez curieux!
Je suis pour ma part impatiente, très excitée, et honorée de le faire avec vous!

À très bientôt!
Et joyeux Noël à tous, hohoho!
Laetitia

Trust me, your soul has been waiting for you to wake up to your own existence for years
Faites-moi confiance, votre âme attend que vous vous réveilliez et viviez votre propre existence depuis des années.
Liz Gilbert

2 réponses à “Où l’on apprend comment j’ai atterri ici…”

  1. Janay dit :

    If I made a seasonal flavor, I'd make Rose Flavored Coffee, maybe call it "Roses are Red" because it would be for Valentine's Day season! luootsluna(at)yahko(dcy)com

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