Mon parcours et ses détours

Mon histoire d’amour avec la psychologie a commencé à 13 ans, quand je suis tombée sur “L’intelligence émotionnelle” de Daniel Goleman dans mon salon. C’est encore aujourd’hui un ouvrage majeur sur le fonctionnement de l’humain. Ce jour-là, j’ai eu l’impression d’avoir lu l’un des livres les plus importants de ma vie et découvert le sujet le plus intéressant du monde. Et ça n’a pas vraiment changé depuis!

Motivée par cette passion, j’ai eu un parcours assez atypique, qui a démarré dans une université strasbourgeoise, qui fait coexister psychanalyse et sciences. J’y ai passé cinq années aussi fascinantes que frustrantes.

Quand en Licence, j'y ai fait connaissance avec les thérapies cognitives et comportementales (TCC) et la systémie (la thérapie familiale), j’ai réalisé que le sujet me tenait trop à coeur pour continuer de ne pas l'étudier d’une façon qui m’intéressait vraiment.

Après mon Master 1 et une année de stage en service d’addictologie, j’ai effectué 6 mois à plein temps dans des stages divers pour avoir un meilleur dossier et justifier un changement d’université.

J'ai alors compulsé une année et demie d’études en une, pour passer un Master 2 avec une spécialisation dans les méthodes d’évaluation et d’interventions (comment tester et diagnostiquer les gens, puis comment les accompagner au mieux) à Paris X. J’y ai étudié les TCC, la systémie et des méthodes de relaxation.

Les techniques que j’utilise

Cette formation m’a permis de développer une différente perspective : plutôt que de continuer à chercher sans fin une méthode idéale à suivre, j’ai alors commencé à développer la mienne, quand j’ai vu mes premiers patients privés, en Décembre 2011.

J’ai commencé avec les thérapies cognitives et comportementales, qui m’ont offert des outils concrets et des modèles du fonctionnement de l’esprit humain avec des racines scientifiques.

J’y ai ajouté de la systémie, qui part du principe que chaque individu est un ensemble de systèmes (émotionnel, intellectuel, biologique…) au sein de plus grands systèmes (famille, travail, amis, communautés, pays, etc…). Cette vision permet de mieux comprendre les innombrables forces qui régissent notre humanité.

Quand je me suis heurtée aux limites de ces outils, j’ai découvert la psychologie positive, une psychologie dont l’objectif n’est pas de réparer ce qui ne va pas, mais d’explorer comment le bonheur individuel et collectif se construisent.

A ce moment de ma recherche, cette dernière s’est divisée en plein de recherches sur différents thèmes, suivant 3 axes :

Mon cheminement m’a ramenée à divers moments à la Thérapie d’Acceptation et d’Engagement, qui opère sur les deux derniers axes en donnant des outils pour accepter puis gérer nos émotions négatives et ainsi s’en servir pour vivre une vie plus engagée envers nos valeurs profondes. Elle a pris peu à peu beaucoup de place dans ma pratique.

Parallèlement à ces compléments de formation, j’ai exploré des thématiques qui sont par la suite devenues mes spécialisations et peu à peu, mes domaines de prédilection. C'est dans ce cadre que j'exerce mon métier de la manière qui a le plus de sens pour moi, et qui m’offre le plus de joie.

Les thématiques centrales de ma pratique

La premiere que j’explore depuis près de 10 ans est celle du Haut potentiel, intellectuel ou autre (arts visuels ou de la scène, sport et danse…). Contrairement aux idées reçues, les personnes à hauts potentiels ont elles autant de forces que de faiblesses. Dans leur développement, ils vont aussi bénéficier et souffrir des avantages et des inconvénients de leur environnement plus intensément.

C’est en travaillant depuis toutes ces années avec des personnes à haut potentiels et par mon expérience personnelle que j’ai le plus appris à soutenir des individus de tous horizons dans la construction d’une vie qui leur ressemble et les épanouit plus, dans laquelle leur potentiel peut s’ouvrir, se développer, voire décupler.

A plus court-terme, nous nous concentrons sur sur le développement d'outils pour gérer ce qui nous empêche d’avancer et sortir de situations particulièrement douloureuses.

Il est fréquent de démarrer ce genre de travail par le traitement d’une dépression, d’un burn-out, d’addictions, ou de troubles anxieux par exemple.

La seconde thématique que j’explore depuis 7 ans est aux croisements du leadership (l’art de diriger), du mentorship (l’art d’enseigner) et de la parentalité : que l’on souhaite apprendre à être un meilleur coach/psy, leader, professeur, ou parent, même si les rôles sont différents, les principes de base restent les mêmes. En effet, lorsque je les ai étudiés séparément, l’un après l'autre, j’ai été fascinée de découvrir d'innombrables ponts entre ces compétences et les principes qui font le berceau de la plupart des méthodes thérapeutiques individuelles ou familiales.

Que l’on souhaite aider son entreprise à changer pour le mieux et évoluer, que l’on souhaite développer une autorité autrement que par la peur et la punition, qu’on essaie d’accompagner des individus, des familles ou des entreprises dans des périodes délicates de changements, ou encore qu’on essaie d’enseigner une discipline, on se heurte aux mêmes difficultés émotionnelles, relationnelles, et culturelles

J’accompagne, depuis, de nombreux individus dans une réflexion sur la façon dont ils s’inscrivent dans ces différentes fonctions, et les aider à les modifier pour les rendre plus fluides et agréables, pour eux comme leurs enfants, leurs clients, leurs employés, leurs patients ou leurs élèves.

Actuellement, je travaille de plus en plus avec des coachs et des enseignants pour développer ces méthodes, entre supervision et coaching.

Le troisième axe de travail que j’explore depuis 6 ans est celui de la créativité. Cette dernière est revenue constamment dans l’ensemble des thématiques que j’ai abordées. Créer peut être à la fois un remède, un outil de développement, un moyen d’expression ou encore une partie des fondations d’une vie plus sereine et riche à la fois. En explorant le thème de la créativité, j’ai encore une fois été ébahie d’y trouver tant de ressemblances avec le processus thérapeutique.

Quand j’ai alors commencé à vraiment explorer ma propre créativité, j’ai également réalisé à quel point mes outils m’étaient précieux pour pouvoir naviguer dans les eaux tumultueuses de la création. Je souffre moins, et suis mieux équipée pour faire face aux inévitables douleurs de la création, et du coup ai développé la capacité de tirer plus de joie et de satisfaction de ce processus créatif. Depuis, j’accompagnedes artistes, que ce soit en restant focalisés sur leur processus créatif ou en le traitant comme une facette de leur vie, afin de les aider à le solidifier en fonction de leurs besoins et difficultés.

Au-delà de la thérapie

Ces recherches, qui ne devaient etre à la base que de simples expérimentations, sont devenues les aspects les plus enrichissants de mon métier ainsi que des axes fondamentaux de ma vie.

Le travail que j’effectue au cabinet avec mes patients n’est à présent qu’une facette de ma vie et de mon travail. Je partage beaucoup de mon propre processus par le biais des réseaux sociaux où je partage des photos, vidéos et textes. J’écris sur mon blog ici, et sur Tumblr.

Je prépare aussi un podcast, Psy de poche, qui parlera et liera ces thématiques, en répondant à différentes questions que nous nous posons, ou à mon sens devrions nous poser plus souvent pour être plus heureux dans nos vies quotidiennes.

Si vous voulez en savoir plus, n’hésitez pas à me contacter.